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Ne mettez JAMAIS de vinaigre dans l'eau de boisson dans l'esprit de soigner ou d'éviter une maladie parasitaire :
Peu importe le type de vinaigre, il s'agit d'une fausse légende, totalement inefficace contre les vers et les parasites.
Si le vinaigre est donné régulièrement, il peut provoquer une cirrhose, une décalcification du squelette, avec la mort de l'animal en point de chute.
Capillariose du jabot :
Il s'agit de vers fins comme des cheveux, d'où le nom "capillaires", qui se fixent sur la muqueuse du jabot, ils détournent les protéines à leur profit et provoquent des lésions, par lesquelles des bactéries peuvent pénétrer dans l'organisme.

La maladie est provoquée par l'ingestion d'oeufs de ce parasite, dont les insectes et les vers de terre sont porteurs.

L'animal s'amaigrit, il mange peu ou pas, reste indolent, le jabot est gonflé, il contient une grande quantité d'eau, d'enzymes digestifs et de gaz, on constate parfois des régurgitations ayant très mauvaise odeur.

Si l'on attend trop longtemps avant de soigner, l'animal tombe sur le côté, le jabot étant au sol, il y a régurgitation et l'animal meurt par suffocation.


La spirurose :

Provoquée par des vers microscopiques qui infestent le proventricule, (l'estomac chimique), ils sucent le sang de leur victime.
Le gésier, (estomac mécanique), peut également être infesté, l'animal est en indigestion permanente et meurt d'épuisement.
Le parasite est véhiculé par de petits insectes et des sauterelles.


L'ascaridiose :

Ce sont des vers comme du vermicelle, qui infestent l'intestin, la mort survient par des lésions, parfois la colonie est si nombreuse que l'intestin éclate.
L'animal a des diarrhées, il faut observer les fientes qui viennent d'êtres rejetées car en milieu extérieur, ces vers meurent rapidement, on peut les voir bouger, parfois il y a formation de mousse ou de bulles dans la diarrhée.


La syngamose :

C'est un petit ver qui infeste la trachée respiratoire et y reste planté, continuellement accouplé à sa femelle, les larves peuvent percer les muqueuses, infester le coeur et les poumons.

L'animal a du mal à respirer, il lève la tête comme pour chercher de l'air, on entend un sifflement caractéristique, par la prolifération de ce parasite, l'animal meurt par suffocation.

Le parasite étant suceur de sang, le traitement consiste à superposer aux matières sanguines, un antiparasitaire efficace, visant à empoisonner cet hôte indésirable.


La Cestodose :

C'est une infestation due aux ténias, que certains appellent (ver solitaire), ce qui est une aberration, car une poule peut abriter plusieurs milliers de ténias de 2 à 5 cm de long.

Deux familles : Les ténias courts de quelques centimètres et les ténias longs pouvant atteindre 50cm.

Il y a un amaigrissement très rapide et des diarrhées persistantes, il faut employer un vermifuge spécifique car les vermifuges pour les autres types de vers, sont sans effet sur les ténias.


Principes de base :
Nous venons de survoler quelques maladies dues aux vers, il n'est pas possible de les décrire toutes, une trentaine de vers sont mortels.
Les symptômes sont assez proches :
Amaigrissement anormal et diarrhées persistantes, sauf pour les vers capillaires du jabot et les nématodes de la trachée.

Important : Il ne s'agit pas de vermifuger avec des produits que l'on met dans l'eau de boisson, ces produits sont destinés aux élevages importants, avec un coefficient d'échec qui entre dans le compte de charge.
L'absorption par les volailles du vermifuge est aléatoire, certaines mouront d'une overdose, alors que d'autres qui n'en absorberont pas assez, ne fera que rendre le parasite plus résistant.

Un vétérinaire, pèse un chien ou un chat avant de vermifuger, un médecin adapte la posologie à son patient, pour les gallinacés c'est identique, la biologie est universelle, pour obtenir le meilleur résultat possible, il faut administrer médicaments ou vermifuges en fonction du poids de l'animal.

Autre point : Les parasitoses internes, proviennent dans la majorité des cas, par l'ingestion d'un insecte ou de vers de terre.
Quand vous vous apercevez d'une parasitose, la poule a déjà rejeté par ces fientes, un grand nombre de larves ou d'oeufs, qui vont à nouveau être véhiculés par les insectes, il est donc impératif, après le traitement, de désinfecter les poulaillers et les parcours, une bonne méthode consiste à épandre de la chaux ou des superphosphates sur le sol avec l'emploi d'un motoculteur.

Dans cet esprit, un vermifuge va détruire les parasites internes, mais il n'y a pas de rémanence, c'est à dire que si trois jours après le traitement, la poule gobe une mouche prête à pondre ou porteuse de larves, le cycle infernal recommence.

Sur cette photo, des milliers de vers sortent de l'anus tuméfié d'un coq.
La responsable est une mouche commune.
Deux cas de figure :
1) Une poule ou un coq a le derrière souillé par des fientes liquides, la mouche y pond ses oeufs, jusqu'à 200 en une seule fois, (une mouche peut en pondre 1000 en été, durant ses trois semaines de vie).
Les larves sont coprophages, (se nourrissent d'excréments et de cadavres en putréfaction), elles pénètrent dans l'anus, pour se développer dans la partie basse de l'intestin, devenues asticots, ceux-ci s'attaquent à la chair de l'animal.

2) L'animal gobe une mouche prête à pondre, les oeufs microscopiques, très collants, restent plaqués dans les replis de la muqueuse du jabot, les enzymes digestifs ne les atteignent pas, dès que les larves naissent, elles traversent la muqueuse et se retrouvent sous la peau de l'animal, ces larves devenues asticots, dévorent les chairs sans qu'on les voit, restant cachés sous la peau.
Les réussites de sauvetage, au début de l'infestation, par photo-migration sont rares.


Les coccidioses :

Provoquées par des coccidies, ce sont des organismes parasites unicellulaires, vivants à l'état naturel dans l'intestin.
Il en existe plusieurs dizaines de milliers, répartis en neuf familles.
Lors d'un grand stress ou à la suite d'une maladie traitée par antibios, il y a développement des coccidies en grand nombre, provoquant la maladie.

L'intestin, à partir du gésier, est infesté à divers endroits selon le type de coccidies.
La forme la plus dangereuse est l'infestation de la partie basse de l'intestin et des caecums, qui provoquent des hémorragies internes, on le remarque par des diarrhées sanguinolentes, le sang reste rouge puisqu'il n'est pas auto-digéré.
La coccidiose aiguë : L'infestation est plus haute dans l'intestin, les diarrhées sont brun rosé.
La coocidiose hémorragique et la coccidiose aiguë sont mortelles si l'on n'agit pas immédiatement.

A savoir : La poule rejette dans ses diarrhées les ookystes, (les oeufs des coccidies), si une autre poule les absorbe, elle est infestée à son tour.
Les ookystes restent dangereux un an en terre.
Un sujet qui a été correctement soigné ou qui a été peu infesté, devient immunisé contre le type de coccidiose qui s'est développée mais pas contre les autres types.


Les gales.

Gale des pattes :

La gale des pattes est provoquée par un acarien, (Cnemidocopes mutans), qui soulève les écailles des pattes et creuse des galeries pour y pondre ses oeufs.

Les larves se nourrissent de la Kératine et de téguments, en laissant un dépôt blanchâtre, donnant parfois l'apparence d'une coquille d'huître.

Ne pas confondre avec la mue, c'est à dire lorsque l'animal change ses écailles, dans ce cas, les écailles sont soulevées mais restent transparentes et saines malgré leur usure.

En présence d'un tel cas vous devez agir rapidement.

Sur ces photos, il est encore possible de traiter efficacement et d'obtenir une guérison à l'aide d'une préparation adaptée.

Si l'on attend trop longtemps, il y a parfois une chute des ongles, ensuite, survient l'amputation des phalanges, parfois la perte des doigts entiers, le plus souvent accompagnée d'une septicémie ou d'une gangrène.

A part nous-même et les vétérinaires spécialisés en oiseaux, qui peuvent, dans certains cas tenter une chirurgie réparatrice, la seule issue est la mort de l'animal, dans de grandes souffrances.

Etude d'un cas : On nous apporte une poulette ayant déjà eu une galle des pattes, les ongles et les phalanges terminales des doigts sont tombés.
Cette poule étant en couvaison, sa propriétaire n'a pas remarqué la récidive du mal.

Sur la photo n° 1, on remarque une gangrène qui englobe les doigts métatarsiens de la patte gauche.
Photo n°2, ablation de la partie lésée et amputation d'un doigt, sous une couverture d'un anti-septicémique, la plaie est passée à l'aspiration car il ne doit rester aucun fragment bactérien susceptible de perdurer.
Photo n°3, peu de temps après, la poulette apprend à s'accommoder de son amputation. Cet acte chirurgical doit être mené dans des conditions aseptiques maximales et reste limite car si la gangrène atteint l'os métatarsien, il n'y a plus rien à faire, en amputant à l'articulation de la cheville, (que certains appellent le coude), la poulette ne pourrait plus marcher, soit impossibilité de se nourrir seule.


Les parasites de peau :
Le pou commun, qui se nourrit des cellules mortes de la peau et des plumes.
Plus dangereux, le pou rouge, (dermanysus gallinae), très petit acarien hématophage, (qui suce le sang), il devient rouge lorsqu'il est gorgé de sang.
La tique, (Argas), gros acarien ovale, également hématophage, les plaies qu'il provoque peuvent s'infecter et déclarer une maladie infectieuse.
Une autre famille d'acariens (Cnemidocoptes laevis) provoque la gale déplumante.

On voit un dépôt blanchâtre sur la peau du visage, l'oeil est triste, l'animal souffre, on remarque également une hypertrophie du conduit auditif avec un gonflement de la bordure de l'orifice, tel que le plumet auriculaire en est soulevé.
Il est clair que l'acarien est présent sur la peau.
Parfois, la base des plumes est rongée de chaque côté du cou et à sa base, la peau est à vif et il y a des risques de piquage par les autres animaux.

Infestation en deux temps : Outre la tête et le cou, les parasites pondent aussi du dessous de l'anus au bas ventre, soit aux endroits ou le bec de l'animal ne va pas.
1er temps : Quelques parasites piquent l'animal puis pondent leurs oeufs aux endroits cités, on ne le remarque pas toujours, le coq ou la poule mangent normalement, parfois, on remarque juste une petite fatigue.
2ème temps : Les oeufs des parasites éclosent, ce sont alors des centaines de parasites affamés qui courent sur toute la surface de la peau de l'animal et qui piquent pour sucer le sang.
L'animal devient anémié, perte d'équilibre, puis ne peut plus se mettre debout.
Si l'infestation est importante, la mort intervient en deux ou trois jours.

Il est très urgent d'intervenir et de soigner avec des molécules compatibles et surtout d'assainir les locaux avec un bactéricide + virucide + insecticide, les acariens détestent la lumière, les rayons solaires leurs sont fatals, c'est la raison pour laquelle on les retrouve derrière des éléments fixés aux murs
Les pondoirs fabriqués avec des caisses en bois sont à proscrire, les fentes représentant des cachettes de choix.

Sur les matériaux, les oeufs d'acariens ressemblent à des traînées de poivre gris en poudre.
Sur l'animal, ce sont de petits amas blanchâtres ou des formations de mini-cocons.

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