Les gallinacés forment un ordre
comprenant de nombreuses familles, dont chacune comprend de
nombreuses races.
Les poules, faisans, paons, perdrix, pintades, cailles,
tétras, lophophores, dindes, etc., sont des
gallinacés.
Néanmoins, s'il y a des maladies communes et propres à chaque race, on ne peut pas soigner tout le monde avec n'importe quoi !
Veuillez garder à l'esprit que nous recevons en consultations des centaines de gallinacés chaque année, nous opérons, nous soignons, nous autopsions, il est évident que par le nombre, nous cernons très rapidement une pathologie sur un animal qui se trouve devant nous.
Pour les personnes qui se trouvent dans divers départements et divers pays du monde, pour faire un diagnostique le plus précis possible, nous avons impérativement besoin de vos observations, même ce qui peut vous sembler insignifiant.
Avant de nous appeler, il
est indispensable de peser votre animal.
(Comme le fait un vétérinaire pour un chien ou un
chat)
Et si possible avoir votre animal près de vous, afin que l'on
puisse vous poser toutes questions utiles.
les pages qui composent cette rubrique vont
vous permettre de cibler une maladie, nous avons classé et
décrit les principales pathologies.
Bien évidemment, des symptômes peuvent être
sensiblement différents d'un animal à l'autre et selon
la race.
Si vous nous contactez et que l'on vous indique un traitement, il ne faudra pas vous imaginer être devenu le meilleur vétérinaire avicole de votre département et l'indiquer à vos proches ou sur un forum, une erreur de diagnostique et vous deviendriez le responsable de la destruction d'un élevage, "la frime" peut être fatale, c'est malheureusement déjà arrivé, un médicament est un produit actif, pas de l'eau sucrée ! Par exemple, le vaccin contre la maladie de Newcastle pour poules, peut être fatal pour les faisans.
Il faut également bien faire la différence entre une maladie bactérienne et une maladie virale : L'éventail actuel des antibiotiques permet de venir à bout de nombreuses maladies bactériennes et blessures infectées.
Il n'y a pas de traitement contre les
maladies virales, seule la vaccination
protège.
Un virus est 1000 fois plus petit qu'une bactérie, il n'y a
que la défense immunitaire, (anticorps), qui peut venir
à bout de certaines maladies virales, un groupe de vitamines
aide à la défense car c'est la nourriture des
Lymphocytes.
Pour les maladies à base de bacilles,
comme la tuberculose aviaire, il n'existe pas de traitement, ni de
vaccin, seule une prophylaxie sanitaire rigoureuse de l'habitat, de
la nourriture, de l'eau et du matériel, peuvent
préserver les animaux, à condition qu'un oiseau ou un
animal sauvage infecté, un insecte porteur, ne transmette pas
la maladie.
Avant de nous appeler, essayez
de retrouver le symptôme de votre animal dans les principales
rubriques ci-dessous, (il ne s'agit pas d'un dictionnaire mais des
grandes lignes).
Plus bas, ce que vous devez observer avant de nous
téléphoner.
Important : Ces pages
étant consultées autant par des
vétérinaires en titre ou étudiants,
éleveurs ou particuliers, pour éviter les erreurs de
traitement et par déontologie, nous n'indiquons jamais de médicament sur ce site publique.
Si vous trouvez le symptôme correspondant, à celui que
présente votre animal, vous aurez ainsi plus de
facilité pour nous décrire le problème en nous
contactant ou en vous adressant à votre
vétérinaire.
Rubriques :
Maladies
parasitaires _Principes de
base
Fonctionnement des
parasites et destruction _Capillariose _Spirurose
Ascaridiose _ Syngamose _ Cestodose _ Coccidiose _ Gale des pattes _
Gale de
peau
Maladies
cryptogamiques : Candidoses, aspergillose
du tractus digestif, aspergillose des voies respiratoires.
Candidose due
à aspergillose
Maladies bactériennes
généralités
Le
coryza _ Bronchite simple _ Bronchite
infectieuse
Grippes
aviaires _ Angine purulente Arthrite
bactérienne Mycoplasmose
Maladies virales
généralités
Marek
_ Gumboro _ Newcastle _ Arthrite virale _ Anémie
infectieuse
La
malabsorption _ Bronchite
infectieuse _ Laryngotrachéite _ Variole
Maladies
tumorales___________Maladies cardiaques
Abcès___________Les carences ________
La
Pépie
Autres
pathologies : Coup de chaud,
Déshydratation, Diabète,
Absence de mue, Cécité, Torticolis, Entorse,
Encéphalomalacie,
Botulisme, Ponte interne, Oeuf mou, Stress.
Hypertrophie du
jabot/Indigestion
Très souvent, des
personnes un peu angoissées nous demandent :
"Ma poule est morte, pouvez-vous me dire pourquoi ?"
Sans faire une autopsie, nous ne pouvons répondre.
Ou :
"Ma poule n'est pas bien, avez-vous une solution ?"
Nous ne faisons pas un diagnostique avec un
pendule et une boule de cristal, il faut nous donner des indications
précises, même ce qui peut vous sembler anodin.
Voici quelques points que vous devez observer avant de nous appeler
:
D'abord, si nous devons vous
indiquer un traitement, vous devez impérativement peser la
poule ou le coq avant de nous appeler.
La biologie est
universelle, un
vétérinaire prend toujours en considération le
poids du chien ou du chat avant d'administrer un antibiotique ou un
vermifuge.
Il en est de même
pour les gallinacés.
Décrivez l'état
général : Eternuements, toux, râles, couleur de
la crête, l'aspect des yeux, orifices nasals, les pattes, le
dessous des pattes, l'anus, fientes normales ou liquides et la
couleur.
Observez le sous-plumage : Derrière la tête,
derrière le cou, sous les ailes, l'abdomen, palpez le
jabot.
L'attitude : Prostration, ébouriffé, date de la
dernière ponte, vermifugé ou non, l'âge, la
race.
Auscultation : Plaquez l'oreille sur le dos à la base du cou,
entre les deux ailes, c'est à cet endroit que se trouvent les
poumons, vous devez entendre le coeur qui bat très vite, on
peut faire une comparaison avec un autre sujet en forme, vous ne
devez entendre aucun autre bruit.
Regardez dans le bec : La langue, le fond de la gorge, le larynx,
(trou situé derrière la langue), au palais : Le sillon
palatin doit-être propre et dégagé.
Si vous ne décelez rien d'anormal à part des boitillements, que poule ou coq reste trop souvent au sol et présente une grande fatigue, vous pouvez être en présence d'une infestation parasitaire, dans ce cas veuillez consulter la rubrique : Acariens et parasites, afin de vérifier.
Ces observations de base peuvent vous sembler longues mais plus vous nous donnerez d'indications et plus nous pourrons vous venir en aide avec précision et rapidité.
Si possible, lorsque vous nous appelez, essayez d'avoir votre sujet à côté de vous.
Téléphone : 01 64 57 60 34, de 14h00 à 19h30, du lundi au vendredi pour les personnes non membres, 7 jours sur 7 pour les personnes membres.
Si vous souhaitez devenir
membre, pour aider la recherche et permettre à l'association
de continuer à sauver les gallinacés sauvages,
domestiques et pouvoir continuer de vous renseigner, il suffit de
cliquer :
Quelles
sont les modalités.
SOS gallinacés est une association inscrite au journal
officiel de la République et régulièrement
déposée en sous-préfecture, n°
0911004732

La reproduction des
bactéries se fait par scission, c'est à dire que la
bactérie se sépare en deux pour donner naissance
à deux cellules filles. C'est un enzyme qui découpe en
circonférence la coque dure de la bactérie, puis, la
coque des deux bactéries filles va se reconstituer pour les
refermer.
C'est à ce moment que l'antibiotique va intervenir.
Par exemple, un antibiotique de la famille des bétalactamines
empêchera la cicatrisation des deux cellules filles qui
resteront ouvertes et provoquera leur mort.
On comprend aisément l'importance de peser l'animal :
Pas assez d'antibiotique = Tous les tissus ne seront pas correctement
irrigués, les bactéries vont apprendre à se
défendre et faire une mutation.
Trop d'antibiotique = C'est la nécrose des reins et du foie,
(les gallinacés ne possèdent pas de vessie de
rétention des toxines).
De même, un antibiotique
non adapté, puisé au petit bonheur la chance sur un
forum, peut provoquer une antibio-résistance par le passage
d'un gène entre les bactéries mères et les
bactéries filles.
Pour cette même raison d'antibio-résistance, il ne faut
jamais traiter d'animaux sains en préventif.
La reproduction
bactérienne se fait au carré :
1 bactérie = 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1024...
Soit, en partant d'une seule bactérie, au 20ème cycle,
Il y aura :
1 048 576 bactéries.
Le temps de dédoublement
ou nouvelle génération, peut être de vingt
minutes pour les bactéries purulentes et de vingt-sept heures
pour les maladies classiques.
Ces données sont indicatives car tout dépend si le
milieu infecté est favorable ou résistant.
Un milligramme de poids sec, contient plusieurs milliards de
bactéries.
Un antibiotique inhibe la
reproduction des bactéries mais les bactéries qui n'en
sont pas à ce stade, continuent de faire des
dégâts.
Donc pas de temps à perdre en présence d'un animal
malade.
Sans traitement ou avec un antibiotique mal ciblé, les
bactéries prolifèrent, à un certain moment, il
n'y a pas de retour arrière possible.
Un antibiotique ne fait pas
tout, il réduit la population bactérienne, ce qui
permet aux Lymphocytes de la défense immunitaire, (globules
blancs), d'identifier le code ADN de la bactérie responsable
et de détruire la colonie, pour cela, il faut que les
Lymphocytes soient dopés à l'aide de vitamines
sérieuses.
Le combat entre les bactéries et les Lymphocites aidés
de l'antibiotique provoque de la mortalité dans les deux
camps, ce qui forme des exudats, (le pus), qui doit-être
évacué par les voies naturelles.