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 Le Lophophore resplendissant

 

Animal fabuleux, appelé également le coq de l'Himalaya puisque c'est son lieu de prédilection, toujours en altitude +/- 3000m, c'est un gallinacé de la famille des phasianidés, il se nourrit essentiellement de végétaux et de baies mais ne dédaigne pas les insectes, question nourriture, on peut le comparer au Tétras (grand coq de bruyère).

C'est un animal en voie de disparition, à ce jour, il ne resterait que vingt couples en France, la plupart des propriétaires se sont engagés à donner la progéniture à la réserve animale de l'Himalaya. Malheureusement, la reproduction est insignifiante dans les pays tempérés et de basse altitude, le Lophophore ne fait qu'une ponte annuelle limitée à 4 ou 8 oeufs. Selon les dires, l'espérance de vie serait de 25 à 30 ans.

Sa disparition progressive est surtout due au braconnage car un couple vaut une petite fortune, à cause de l'interdiction, dans certains cas, ce bel animal est tué uniquement pour récupérer les plumes car la particularité principale du Lophophore est de changer de couleur selon l'orientation de son plumage.

Remarquez la huppe, les yeux soulignés de couleur, la nuque cuivrée, les magnifiques couleurs indigo des ailes. Cet animal que nous avons eu la chance de photographier mesurait 70cm.

La femelle n'a pas toutes ces couleurs, elle a un plumage que l'on peut définir "fauve", toutefois, les yeux sont aussi bien détourés de couleurs, elle possède également une huppe, moins importante que celle du coq.
Très craintive, nous n'avons pas pu faire de clichés, néanmoins, nous referons une tentative cette année, après l'époque de la mue, si photos il y a, nous ne manquerons pas de vous les faire partager.


Définition et renseignements sur les Lophophores :

Edité par Pierre Larousse dans son encyclopédie de 1873.

<<LOPHOPHORE s.m. (lo fo fo re-du gr.lophos, aigrette ; phoros, qui porte). Ornith.

Genre d'oiseaux gallinacés, type de la tribue des lophophorinées, comprenant un petit nombre d'espèces qui habitent les montagnes du nord de l'Indoustan.

Le jardin d'acclimatation du bois de Boulogne s'est enrichi, en 1861 d'un couple de Lophophores , les premiers de ces curieux oiseaux qu'on eût vus vivants en France. (Eug.Clément).

Les lophophores ont pour caractères : Un bec long, fort, très courbé, large à sa base, à bords saillants, à mandibule supérieure large, tranchante à son extrémité et dépassant de beaucoup l'inférieure; Des narines situées à la base du bec, recouvertes en arrière par une membrane revêtue de plumes; Des tarses courts, armés d'un fort éperon; Une queue droite, horizontale, arrondie à l'extrémité.

Comme les faisans avec lesquels on les avait confondu d'abord, ils ont un plumage généralement peint des plus riches couleurs et toute la circonférence de l'oeil recouverte d'une peau nue ; Ils ressemblent aux paons par la belle huppe dont la tête est ornée.

Le lophophore resplendissant, appelé aussi impey ou oiseau d'or et qu'on peut regarder comme le type du genre, est un des plus beaux oiseaux de l'ordre des gallinacés.
Sa taille est à peu près celle d'un faisan, il a environ 0 m,60 de longueur totale.
Son plumage est des plus riches; Tout le dessus du corps offre les plus brillantes nuances de vert bronzé à reflets dorés, pourpres et azurés, le dessous est noir à reflets verdâtres.
Le mâle a la tête ornée d'un panache élégant, composé de plumes à tige droite et mince, terminée par une sorte de palette allongée et dorée.

La femelle est un peu plus petite que le mâle et sa parure est bien moins riche; Tout son plumage est d'un brun terne, avec des raies et des taches irrégulières fauves et rousses.
Elle a de plus, une raie blanche derrière l'oeil et l'éperon du tarse est remplacé par un tubercule.

Les moeurs du lophophore, à l'état sauvage, ne sont pas encore bien connues; On sait seulement, qu'il vit dans les lieux solitaires et qu'il est assez farouche.
La voix du mâle ressemble un peu à celle du faisan, mais elle est plus sonore.
A certaines époques de l'année, le lophophore traîne ses ailes, étale sa queue, redresse la tête, fait entendre un gloussement rauque et assez fort, comme le dindon, qu'il imite aussi par les attitudes grotesques qu'il prend en marchant.
Il est probable que ses habitudes ordinaires ne diffèrent pas beaucoup de celles des paons et des faisans.

On le trouve surtout dans les montagnes de l'Himalaya et du Népal, d'où on l'apporte souvent à Calcutta comme objet de curiosité.
Il supporte les climats tempérés et froids beaucoup mieux que les climats chauds.

F. Cuvier avait pensé qu'il serait possible de l'acclimater chez nous et d'en enrichir nos volières, peut être même nos basses-cours.
La première tentative d'introduction de ce bel oiseau est due à Lady Impey mais elle n'eut aucun succès.
Les oiseaux moururent pendant la traversée de l'Inde en Angleterre.
Plus tard, la société zoologique de Londres parvint à s'en procurer quelques couples, qui ont prospéré et se sont reproduits régulièrement.

Le jardin d'acclimatation du bois de Boulogne en possède aussi de beaux spécimens.
Le lophophore paraît s'accommoder parfaitement de notre climat et supporte aussi très bien la captivité.

Une seconde espèce, beaucoup moins connue, est le lophophore de Gardner; Il est d'un tiers plus petit que le précédent.
La couleur dominante de son plumage est un brun de rouille mêlé de lignes noires ondulées et fort étroites.
Il habite aussi les montagnes du Népal.

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